Article d'origine : 13/08/2025 / Article mise à jour : 17/08/2026
Je poursuis l’aventure avec ce deuxième épisode de Naturellement Là. Après avoir raconté dans l’épisode 1 la naissance de mon journal intuitif, j’avais envie cette fois d’entrer dans le concret : j’écris quoi, en fait, dans ce journal ?
Parce que face à une page blanche, même avec une envie claire, les questions affluent. Par où commencer ? Quel ton adopter ? Faut-il structurer ou se laisser guider au feeling ? Et si rien ne vient ?
Dans cet épisode, je partage ma méthode personnelle pour débuter un journal intuitif, comment j’ai trouvé mon rythme, les premières étapes qui m’ont aidée à m’y tenir, et pourquoi les jours sans rien font aussi partie du chemin. Tout ça sur la page Journal Intuitif de mon site, vous trouverez l’ensemble des ressources liées à cette pratique.
L'essentiel en 30 secondes
- Pour commencer un journal intuitif, pas besoin d’inspiration : une structure simple (titre, intention, exercice, bilan) suffit à démarrer
- Quoi écrire : un exercice d’intuition par jour, suivi de ses observations, ressentis, doutes, sans filtre ni jugement
- Le rythme idéal n’est pas quotidien pour tout le monde : du lundi au vendredi le matin fonctionne parfois mieux que 7 jours sur 7
- Les jours où il ne se passe rien sont aussi de l’entraînement : l’intuition n’est pas un examen à réussir
- Il n’y a pas UNE bonne façon de faire : la seule valide est celle qui vous ressemble et que vous tenez dans le temps
Face à la page blanche : ce que tout le monde ressent au départ

La page blanche est la première difficulté du journal intuitif, et presque tout le monde la rencontre. Quand j’ai décidé de me lancer, j’avais une envie claire. Mais devant mon cahier tout neuf, une question est venue : j’écris quoi, en fait ? Qu’est-ce que je vais y mettre ? Quels types d’exercices ? Est-ce que je prends une approche très structurée, méthodique ? Ou, au contraire, très libre, en me laissant guider au feeling ?
Ces hésitations, je sais que beaucoup les rencontrent au départ. Et c’est souvent elles qui bloquent le passage à l’action.
Ce que j’ai appris depuis : la page blanche n’est pas le problème. C’est l’absence de structure de départ qui paralyse. Une fois qu’on a un cadre minimal, même très simple, on peut écrire.
Comment commencer un journal intuitif : la méthode que j'ai créée
Pour commencer un journal intuitif sans rester bloqué sur la page blanche, créez d’abord votre mode d’emploi personnel. Face à l’inconnu, j’ai fait ce que je fais souvent : j’ai structuré. Voici les premières pages que j’ai créées pour lancer mon journal.
Les premières pages de structure
- Un titre pour nommer le journal et lui donner une identité
- Mon Pourquoi : ce que je cherche à travers cette pratique, formulé clairement
- Mes intentions et objectifs pour les prochaines semaines
- Un sommaire avec des sections préparées à l’avance : définitions, citations inspirantes, concepts clés, types de perceptions (impression, impulsion, télépathie…)
Cette base m’a clarifiée et rassurée. La voie était balisée. Je pouvais avancer sans me demander quoi écrire à chaque session.
La structure d'une session type
Une fois les premières pages créées, voici comment se déroule concrètement chaque session :
- Un exercice d’intuition (tiré d’un livre, d’un site ou inventé)
- Le bilan de l’exercice : ce que j’ai perçu, ressenti, observé
- Mes doutes et interrogations du moment, notés sans filtre
- Ce qui m’a surprise, confirmée ou déstabilisée
Pour les premiers exercices, j’ai puisé dans Libérez la voie de votre intuition d’Isabelle Fontaine, dans Comment se brancher sur votre 6e sens de Sylviane Jung, et dans divers contenus en ligne. Un exercice par jour, c’est suffisant pour commencer sans se surcharger.
Quoi écrire dans un journal intuitif : ce qui fonctionne vraiment

Dans un journal intuitif, on écrit ce qui vient, pas ce qui devrait venir. C’est la règle la plus importante, et la plus difficile à respecter au départ.
Ce qu'on peut y mettre
- Les résultats bruts des exercices, tels qu’ils viennent, même s’ils semblent vagues ou incohérents
- Les images, sensations, mots qui surgissent pendant la pratique
- Les doutes : « Je ne sais pas si j’invente », « Rien ne vient », « Je suis nulle à ça »
- Les petites confirmations : quand un ressenti se vérifie après coup
- Les observations sur soi : ce qui a bougé, ce qui a résisté, ce qui a surpris
Ce qu'on n'est pas obligé d'y mettre
Des textes bien tournés. Des analyses profondes. Une bonne orthographe. Des perceptions « spectaculaires ». La preuve qu’on est intuitif. Ce n’est pas un examen. C’est un espace d’exploration, sans performance.
Ce déconditionnement de la « bonne réponse » est d’ailleurs au cœur de ce que j’explore dans mon article sur l’intuition et le déconditionnement : développer l’intuition demande souvent de se défaire d’abord de la pression de performer.
Trouver son rythme : ce qui fonctionne mieux que 7 jours sur 7
Le rythme idéal pour un journal intuitif n’est pas quotidien : c’est celui qu’on tient vraiment dans la durée.
Au départ, j’avais prévu de pratiquer tous les jours. Très vite, j’ai réalisé que le week-end ne fonctionnait pas pour moi. J’avais besoin d’un rythme plus doux, respectueux de mon énergie et de ma vie personnelle.
Mon rythme actuel
- Du lundi au vendredi, le matin
- Un exercice d’intuition
- Juste après : le bilan écrit, observations, ressentis, doutes
- Week-end : pause complète, sans culpabilité
Combien de temps ça prend ?
Environ 15 à 20 minutes le matin. L’exercice en lui-même dure souvent 5 à 10 minutes. Le bilan écrit, 5 à 10 minutes supplémentaires. Pas besoin de bloquer une heure. L’essentiel, c’est la régularité sur plusieurs semaines, pas la durée de chaque session.
Si vous n'avez pas de rythme du tout : par où commencer
- Choisissez 3 jours fixes dans la semaine plutôt que tous les jours
- Posez votre cahier à côté de votre café du matin pour qu’il soit visible
- Commencez par 5 minutes seulement : écrire une question ouverte et noter ce qui vient
- Ne vous jugez pas sur les jours manqués : reprenez là où vous en êtes
Quand il ne se passe rien : pourquoi c'est normal (et même utile)
Les sessions sans résultat
Les sessions sans résultat apparent font partie de l’entraînement intuitif, elles n’en sont pas l’échec.
Parfois, il ne se passe rien de visible pendant un exercice. Et là, la tentation est grande de se dire : « Je ne suis peut-être pas si intuitive que ça. » C’est un piège. Je me suis rappelée que mon intention de départ n’était pas de performer, mais d’explorer.
L’intuition, ce n’est pas un examen à réussir. On ne devient pas « fluent » en intuition en trois jours. C’est un apprentissage vivant, parfois incertain, mais toujours riche. Ce que j’écris les jours sans rien, c’est précisément ça : le doute, le vide, l’inconfort. Et c’est aussi de l’information.
Ce que j'ai appris des sessions "sans rien"
- Que le mental était trop actif ce jour-là, et que c’est une information en soi
- Que certains exercices ne me correspondent pas, et qu’il vaut mieux les remplacer
- Que la régularité importe plus que la qualité de chaque session
- Que les perceptions floues d’un jour se confirment souvent une semaine plus tard en relisant
J’explore ce sujet plus en profondeur dans l’épisode 3, entièrement consacré à ce journal qui aide, même quand on a douté.
A retenir
Il n’y a pas UNE bonne façon de tenir un journal intuitif. Il y a votre façon, votre rythme, vos ressentis et vos perceptions. L’intuition est un chemin pour mieux se comprendre, se déchiffrer, s’écouter. Et comme toute exploration, il y a des zones de flou, des pas hésitants, des détours. Mais à chaque fois qu’on prend le temps, qu’on dédie un espace, qu’on écrit, on s’en rapproche un peu plus.
Envie d’aller plus loin ? Retrouvez toutes les ressources sur la page dédiée au Journal Intuitif, et dans l’épisode 4 où je partage un extrait réel de mon journal.
Pour qui est fait le journal intuitif ?
Le journal intuitif convient à toute personne curieuse de mieux s’écouter, pas seulement à ceux qui se considèrent déjà intuitifs.
- Vous avez l’impression de ne pas être intuitif du tout : c’est souvent le meilleur point de départ, parce qu’il n’y a pas de certitude à démonter
- Vous pratiquez déjà la méditation ou le journaling classique : le journal intuitif ajoute une dimension d’écoute intérieure spécifique
- Vous êtes à une période de questionnement ou de transition : le journal crée un espace pour entendre ce qui se joue en vous avant que ce soit clair dans le mental
- Vous avez essayé et abandonné : reprendre avec une structure plus légère et un rythme plus doux change souvent la donne
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FAQ : Journal intuitif, comment commencer
Faut-il un cahier spécial pour commencer un journal intuitif ?
Non. N’importe quel cahier convient pour commencer. L’important est qu’il soit uniquement dédié à cette pratique, pour créer un espace psychologique séparé. Certaines personnes préfèrent un beau carnet qui leur donne envie d’écrire. D’autres commencent dans un cahier ordinaire. Ce qui compte, c’est d’ouvrir la première page.
Combien de temps faut-il tenir le journal pour voir des résultats ?
Les premières observations arrivent souvent dès la deuxième ou troisième semaine. Pas des résultats spectaculaires, mais des petits signes : une coïncidence qui confirme un ressenti noté, une perception floue qui prend sens quelques jours plus tard. Les effets profonds sur la confiance en son intuition se construisent sur plusieurs mois de pratique régulière.
Peut-on tenir un journal intuitif sur ordinateur plutôt que sur papier ?
Que faire quand on ne sait vraiment pas quoi écrire ?
Écrire exactement ça : « Je ne sais pas quoi écrire aujourd’hui. » Puis continuer : « Ce que je ressens en ce moment, c’est… » Le journal intuitif n’a pas besoin d’être inspiré. Il a besoin d’être honnête. Les sessions de vide apparent sont souvent celles qui révèlent le plus à la relecture
Est-ce que le journal intuitif remplace la méditation ?
Non, il la complète. La méditation crée l’espace intérieur. Le journal intuitif trace et observe ce qui émerge dans cet espace. Les deux pratiques fonctionnent très bien ensemble, même si chacune a sa valeur en solo.




