L'essentiel en 30 secondes
- Yohan a eu ses premiers rêves prémonitoires à 6-7 ans, accueillis comme un jeu par ses parents.
- Pour lui, l’intuition est une perception naturelle et spontanée. La voyance en est l’application méthodique et professionnelle.Le
- Remote Viewing lui a appris à distinguer une vraie intuition d’une pensée parasite.
- Il mène aujourd’hui des recherches rigoureuses sur la chiromancie, jusqu’aux manuscrits anciens.
- Sa conviction : l’intuition se manifeste différemment chez chacun. C’est pour ça qu’elle se travaille en pratique personnelle, pas en recette universelle.
Ecoutez l'épisode
Des rêves prémonitoires à 6 ans, accueillis comme un jeu
Tout a commencé très tôt. Yohan raconte ses premiers flashs intuitifs à travers les rêves, vers 6-7 ans. Au petit déjeuner, il racontait ses rêves en famille. Et parfois, ce qu’il avait perçu arrivait dans les jours ou semaines suivantes.
« J’avais un super pouvoir d’enfant. Je savais pas si les autres le vivaient, mais en tout cas je l’explorais et je le prenais comme un acquis. »
Ce qui est remarquable dans son histoire, c’est la qualité du terrain familial. Ses parents n’avaient pas nécessairement de capacités extrasensorielles, mais ils avaient une ouverture d’esprit. Le premier pendule de Yohan, il l’a trouvé dans les affaires d’adolescent de son père. Pareil pour son premier jeu de tarot. Pas de jugement. Pas de barrière. Juste de l’écoute et de la curiosité.
La famille est même allée plus loin : ils ont transformé ça en jeu. Yohan restait assis, les yeux fermés, pendant qu’un de ses parents cachait un jouet quelque part dans la maison. Il devait ensuite décrire où il se trouvait.
« J’avais 8-9 ans. C’était vraiment un jeu. C’était quelque chose de facile. »
Ce que son parcours illustre, c’est quelque chose que j’observe souvent dans ma pratique et mes accompagnements : l’intuition s’épanouissait quand elle est accueillie sans jugement, explorée avec légèreté, et intégrée naturellement dans le quotidien. Pas besoin de grands rituels. Juste une permission de l’écouter.
Voyance et intuition : une distinction qui clarifie tout

Le mot « voyance » est l’un des plus chargés qui soit. Il fait peur ou fantasmer, selon les gens. Yohan en propose une définition qui désamorce immédiatement la tension.
Pour lui, l’intuition, c’est percevoir des informations de manière naturelle et spontanée, sur des éléments dont on n’a pas nécessairement de connaissance préalable. Que ce soit depuis l’intérieur, un ressenti, une impression, ou depuis l’extérieur via un support comme des cartes, un pendule, une synchronicité.
« La voyance, c’est la manière appliquée et professionnelle de cette intuition. C’est vraiment juste cette distinction-là. »
Il n’utilise jamais de terminologie reliée à une religion ou une pratique ésotérique. Son approche est totalement pragmatique. Il a de l’intuition. Il l’utilise comme un outil. Et la voyance, c’est juste ce qu’on appelle quand on en fait une pratique professionnelle orientée vers des réponses concrètes.
Cette définition m’a beaucoup parlé. Elle rejoint quelque chose que je dis souvent : l’intuition n’est pas réservée à un profil, une croyance ou une pratique spécifique. C’est une capacité humaine. Ce qu’on en fait ensuite, c’est une autre question.
A retenir
Intuition et voyance ne sont pas synonymes. Pour Yohan Valois, l’intuition est la capacité naturelle de perception, tandis que la voyance en est une application méthodique et professionnelle. Comprendre cette distinction, c’est déjà sortir de beaucoup de confusions.
Le Remote Viewing : apprendre à distinguer le signal de la pensée parasite
Yohan s’est formé au Remote Viewing il y a une dizaine d’années, encore lycéen. Une rencontre inattendue sur Le Bon Coin, en revendant un jeu de tarot, l’a mis en contact avec quelqu’un qui a voulu l’aider à affiner ses ressentis.
Le Remote Viewing est un protocole développé notamment dans un cadre militaire américain. Il n’a rien de mystique dans sa forme : pas de support, pas d’outil, juste soi, un papier et un stylo. L’objectif est de percevoir des informations sur une cible inconnue, en étant guidé par un protocole structuré.
Ce que Yohan en retient avant tout, c’est la capacité à distinguer une vraie intuition d’une pensée parasite.
« Le Remote Viewing m’a vraiment aidé à comprendre ce qui était une réelle intuition chez moi, comment je pouvais l’approfondir, et ce qui était une pensée parasite. »
Il souligne aussi ce qui en fait une approche particulière : l’absence de support d’interprétation. Avec des cartes ou un pendule, il y a toujours un fond symbolique sur lequel s’appuyer. Le Remote Viewing oblige à travailler depuis ses propres perceptions brutes, sans filet. C’est exigeant, mais c’est précisément ce qui en fait une base solide pour comprendre comment son intuition fonctionne vraiment.
Il ne l’utilise plus au quotidien aujourd’hui, mais il en parle comme d’une fondation. Quelque chose qui lui a appris à écouter différemment.
La chiromancie : d’un article sceptique à une recherche sérieuse

La deuxième surprise de cette interview, c’est la chiromancie. Yohan co-détient un média dédié aux arts divinatoires, et voulait écrire un article pour dire que la chiromancie ne servait à rien. En creusant, il a changé d’avis.
« En commençant à creuser, je me suis rendu compte de tout le passif qu’avait cette méthode. C’est une lecture sans outil, juste la main. Et en lisant des témoignages sur les décennies, voire les siècles passés, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup à faire. »
Il s’est formé auprès d’un professeur en Inde, pays d’origine de cet art. Et il a commencé un projet de recherche personnel : remonter aux manuscrits anciens pour comprendre comment la chiromancie a évolué au fil des siècles, et pourquoi tant d’interprétations actuelles n’ont plus de sens sans leur contexte historique et culturel.
Exemple frappant qu’il cite : un signe sur le pouce, décrit au 5e-6e siècle en Inde, signifiait que la personne allait avoir « le mérite d’un cheval », c’est-à-dire partir à la guerre et revenir vainqueur. Aujourd’hui, traduit mot pour mot sans contextualisation, ça ne veut plus rien dire. Mais le sens profond, lui, reste : quelqu’un qui traverse les épreuves et en sort plus fort.
Sa démarche de recherche m’a beaucoup plu. Il ne se contente pas d’apprendre une technique et de l’appliquer. Il cherche à comprendre l’origine, le contexte, les glissements de sens. C’est exactement ce type de rigueur qui manque souvent dans les pratiques intuitives et de manière générale d’accompagnement.
L’intuition se manifeste différemment chez chacun
Un des fils conducteurs de notre échange, c’est l’idée que l’intuition n’a pas une forme universelle. Elle s’exprime différemment selon les personnes, selon leur histoire, leurs référentiels, leur sensibilité.
« Quand je pense à un citron et que je le mâche, ça me parle de souvenirs que tu n’auras pas forcément. Parce que peut-être que tu n’aimes pas le citron. Donc les ressentis seront différents. »
C’est une nuance importante. Les livres, les exercices, les protocoles peuvent donner un cadre. Mais ils ne remplacent pas le travail personnel de décodage de ses propres signaux. Ce qui marche pour quelqu’un ne marchera pas nécessairement pour quelqu’un d’autre.
Yohan pointe aussi quelque chose que j’observe également : l’intuition est galvaudée parce que n’importe qui se l’approprie de manière très incertaine. Il y a à boire et à manger sur les réseaux. Et le manque de rigueur dans les définitions, y compris dans des études scientifiques, entretient la confusion.
« C’est pas parce qu’on a une petite voix le matin qu’on va devenir milliardaire dans la journée. C’est quoi le but pratique, sans chichi, concret aujourd’hui ? »
Cette exigence de concret, je la partage entièrement. L’intuition mérite mieux que les raccourcis faciles. Elle mérite d’être prise au sérieux, étudiée, pratiquée avec discernement.
À propos de Yohan Valois

Yohan Valois est voyant, formé au Remote Viewing et chercheur passionné de chiromancie. Son approche est pragmatique et rigoureuse : il cherche à comprendre, décortiquer et contextualiser les pratiques intuitives, sans esotérisme ni chichi. Il co-détient un média dédié aux arts divinatoires et tient un site entièrement consacré à la chiromancie.
Retrouvez Yohan sur yohanvalois.com
Pour utiliser l’intuition avec des supports extérieurs, il en en parle sur le média : enfiligrane.
Pour comprendre la chiromancie clairement : lignesdelamain.fr
FAQ : voyance, intuition et pratiques divinatoires
Quelle est la différence entre voyance et intuition ?
L’intuition est la capacité naturelle à percevoir des informations de manière spontanée, sans raisonnement explicite. La voyance en est une application méthodique et professionnelle : elle utilise cette intuition, parfois accompagnée d’outils comme les cartes ou le pendule, pour répondre à des questions concrètes. La voyance n’est pas une faculté surnaturelle séparée. C’est une pratique appliquée de l’intuition.
Qu’est-ce que le Remote Viewing ?
Le Remote Viewing est un protocole de perception à distance développé notamment dans un cadre militaire américain. Il consiste à percevoir des informations sur une cible inconnue, sans support autre que soi-même. Structuré, rigoreux, il est considéré par beaucoup de praticiens comme l’une des meilleures méthodes pour travailler son intuition, parce qu’il oblige à distinguer une vraie perception d’une pensée parasite.
Qu’est-ce que la chiromancie ?
La chiromancie est la lecture des lignes de la main. Originaire d’Inde, elle est encore très pratiquée dans les pays anglophones et asiatiques. En France, elle a presque disparu du paysage. Elle combine une dimension technique, des signes et lignes identifiables, et une dimension intuitive que le praticien développe au fil de la pratique.
L’intuition peut-elle s’apprendre ?
Oui. Yohan Valois, comme d’autres praticiens, la décrit comme un muscle : elle se travaille, se développe, se peaufine avec la pratique. Mais elle ne s’apprend pas de manière universelle. Chaque personne a ses propres référentiels, ses propres signaux. Le travail consiste à apprendre à décoder les siens.
Comment distinguer une vraie intuition d’une pensée parasite ?
C’est l’une des questions centrales de toute pratique intuitive. Le Remote Viewing propose un protocole structuré pour y répondre. Plus généralement, une intuition vraie est stable, calme, sans charge émotionnelle particulière. Une pensée parasite est souvent plus bruyante, plus émotionnelle, ou liée à un biais cognitif ou un désir.
Et si vous écoutiez enfin votre intuition
Sur mon site, vous trouverez des articles de blog, un podcast et un accompagnement pour développer votre pratique intuitive, à votre rythme.




