Remote reviewing : quand la science explore la vision à distance

Le remote reviewing, aussi appelé vision à distance, intrigue autant qu’il questionne. L’idée est simple et pourtant déroutante : percevoir des informations sur un lieu, un objet ou un événement sans y avoir accès par les sens, indépendamment du temps et de l’espace.

Ce sujet, souvent associé à des croyances ou à l’ésotérisme, a pourtant fait l’objet de recherches scientifiques sérieuses, notamment à partir des années 1970. Loin des fantasmes, le remote reviewing s’est développé dans des cadres expérimentaux rigoureux, avec une volonté claire d’observer, mesurer et comprendre.

Synthèse du podcast

Qu’est-ce que le remote reviewing exactement ?

Le remote reviewing repose sur une capacité perceptive naturelle. Il ne s’agit ni de visualisation mentale, ni d’imagination, ni de voyance au sens classique du terme.

La personne qui pratique ne connaît rien de la cible. Elle ne cherche pas à analyser ni à interpréter. Elle décrit simplement ce qui se présente sous forme de perceptions brutes. Cela peut prendre la forme de sensations corporelles, de mouvements, de textures, de formes, d’impressions émotionnelles ou encore de concepts simples. Le mental analytique est volontairement mis de côté pour éviter les projections et les hypothèses.

On parle ici de perception non locale, c’est-à-dire indépendante de la distance et du temps. L’information ne passe pas par les sens habituels.

Les recherches scientifiques sur le remote reviewing

Le remote reviewing a été étudié dès les années 1970 au Stanford Research Institute par les chercheurs Russell Targ et Harold Puthoff.

Dans des protocoles stricts et contrôlés, leurs travaux ont montré que certaines personnes pouvaient décrire des cibles inconnues avec une précision statistiquement significative, au-delà du simple hasard. Ces résultats ont attiré l’attention de la CIA et de l’armée américaine, qui ont financé pendant plus de vingt ans le programme Stargate, dans un objectif de renseignement stratégique.

Parallèlement, d’autres recherches ont vu le jour, notamment au laboratoire PEAR de l’université de Princeton. Ces travaux ont exploré les liens entre la conscience humaine et les systèmes physiques, ouvrant la voie à une compréhension non locale de la conscience.

Rester lucide sur les limites du remote reviewing

Il est essentiel de rester clair et honnête. Le remote reviewing n’est pas une capacité magique. Les résultats varient selon les individus, l’état intérieur, le niveau d’entraînement et le contexte émotionnel. Certaines sessions sont très précises, d’autres beaucoup moins.

La science observe des effets mesurables, mais elle ne sait pas encore expliquer le mécanisme exact par lequel l’information est perçue. Le phénomène est observable, reproductible dans certaines conditions, mais encore partiellement compris.

Mon expérience personnelle avec la vision à distance

J’ai découvert le remote reviewing presque par hasard, en lisant Intuitio de Laurent Gounelle.

En 2025, j’ai décidé d’explorer cette approche plus concrètement en suivant la formation Intuition Express, animée par l’IRIS. Cette formation m’a offert un véritable avant-goût du remote reviewing, à travers une méthode structurée, rigoureuse et étonnamment sobre. Ce qui m’a marquée, ce n’est pas un effet spectaculaire, mais la clarté du cadre et les résultats obtenus dans des projets menés par l’institut. À tel point que j’ai entrepris les démarches pour intégrer la formation longue. À l’heure où j’écris ces lignes, j’attends encore la validation de mon inscription.

Cette première approche a confirmé une chose essentielle pour moi : l’intuition n’est pas une compétence mentale, mais une capacité perceptive. Moins on sait, mieux on perçoit. L’intuition se manifeste dans un état de présence, de neutralité et d’ouverture.

Ce que le remote reviewing nous invite à explorer

Le remote reviewing invite avant tout à la curiosité et à l’expérimentation. Observer quand une information arrive sans raisonnement. Observer ce qui se passe lorsque l’on cesse de vouloir comprendre. Il nous rappelle une chose essentielle : nos perceptions vont peut-être bien au-delà de ce que nos yeux voient et de ce que notre mental peut expliquer.

Ces recherches posent une question fondamentale : et si la conscience n’était pas confinée au cerveau ? Et si elle fonctionnait comme un champ informationnel auquel nous pouvons accéder sous certaines conditions ?

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